Le Pak-Hok Paï est un style de Kung-Fu qui a été "importé" en France.

La boxe chinoise ou plus communément appelée kung-fu, est une pratique très ancienne aux origines nombreuses et diverses. Les routes n’étant pas sûres, elle permettait aux voyageurs et aux convois de marchands de se défendre contre les voleurs, mais servait également à fortifier le corps et l’esprit pour rester en bonne santé.

Il existe beaucoup de styles, celui enseigné ici est dit externe (ou Wai Chia) : la défense est sans concession. C ’est l’un des trois plus grands courants de boxe de la grue dans le monde : le poing de la grue blanche tibétaine, boxe du héron blanc ou PAK-HOK-PAÏ. On considère que « rapidité, précision, puissance et concentration, associées avec une seule et unique attaque effectuée sans blocage, constituent le plus grand achèvement du Pak-Hok ».

Il existe de nombreuses écoles dans le monde : Australie, Singapour, Etats-Unis, Philippines, Hong-Kong,...

 Les origines commenceraient à la dynastie Ming (1366–1644), AH DAT TA né au 15 ème siècle (1426) appartenait à une tribu nomade. Il était un fervent pratiquant d’équitation, de lutte et de saisies (CHIN-NA), il fut aussi formé à un art martial d’origine indienne. Il fut ordonné prêtre mais continua sa pratique martiale tout en voulant l’améliorer. Un jour, lors d’une séance de méditation, il entendit un grand bruit qui le fit sortir de sa grotte. Il aperçut le combat entre un grand singe et une grue. Le singe essaya de saisir et de frapper tandis que la grue esquivait avec de petits bonds et en donnant de grands coups d'ailes. La grue attaqua le singe avec son bec et lui occasionna une grave blessure à l'œil. Les observations du moine devinrent les fondements du Sengueï Ngaro, "le hurlement du lion".

A la dynastie Qing (1644-1912) Un moine bouddhiste du nom de Hing Long, originaire de la province du Guangdong décida de partir au Tibet pour y étudier le bouddhisme Tibétain. Après avoir été initié à l’art martial local (le Sengueï Ngaro, le hurlement du lion) il retourna en Chine, dans la région de Canton. Dans leur dictionnaire des Arts Martiaux chinois, Dufresne et Nguyen précisent : « Ces écoles se réclamant du Tibet utilisent, à partir du mouvement de la colonne vertébrale et de la rotation des hanches, les deux bras comme des balanciers, les membres supérieurs décrivant deux cercles, et les techniques sont amples ». Ces techniques dites longues se sont développées pour tenir à distance l’adversaire et éviter ainsi d’être saisi.

A partir de l’enseignement de Hing-Long se développèrent des styles connus sous les noms de Lama-Paï (boxe des Lamas), Pak-Hok (Héron Blanc), Hop-Gar etc.

Le style possède les concepts importants de la grue blanche (entre autre la grue préserve son essence, elle est calme et paisible, elle ne se défend que quand on l’attaque et attend la bonne opportunité pour toucher les poings vitaux) et également le tigre, le léopard, le serpent, etc. avec des techniques caractéristiques qui s’apparentent aux mouvements des animaux.

Le Pak Hok est un système de combat et de défense réaliste et très complet qui était pratiqué par les gardes de l’empereur au 18 ème siècle.

On y trouve des techniques de lutte, de saisies et de contrôle des articulations, des projections, des frappes pieds-poings. Le Pak-Hok est un des rares styles qui associe la boxe du Nord et la boxe du Sud.

On y retrouve également l’équivalent du Qi-Gong dur (Pa Tua Tin) pour renforcer les tendons, la rapidité et la force explosive. Bruce Lee, originaire de Hong-Kong où la communauté du Pak-Hok y est très nombreuse, en était un fervent pratiquant. Il a développé un physique très caractéristique que l’on retrouve dans notre pratique ; on le voit également réaliser un enchaînement de Pak-Hok pendant un casting filmé (fin de la vidéo).

C’est un ensemble très riche qui est resté fidèle aux origines tant au niveau de son enseignement que de sa pratique.

C’est une école traditionnelle et un véritable art martial porté sur l’efficacité. Outre l’enseignement du combat et de ce style de Kung-fu unique en France, vous apprendrez les méthodes chinoises d’endurcissement, d’endurance et d’amélioration des capacités physiques, car sans ce travail, à techniques égales, il y a peu d’espoir de surpasser son adversaire.

Si au premier abord l’entraînement paraît rude, celui-ci permet à l’élève d’acquérir confiance et maîtrise de soi.


Asymétriques
Une des particularités du style du Héron est un travail de renforcement des tendons et des muscles par des exercices biens spécifiques que nous appelons "Isométriques" ou parfois "Asymétriques" car les membres travaillent chacun leur tour.Le terme exacte qui serait utilisé en musculation serait "mouvements asymétriques à contractions anisométriques", le nom chinois utilisé est "Pa Tuan Tsin", que l'on retrouve également sous une forme différente dans certains Chi Kung (Qi Qong) avec le nom francisé des "Huit exercices du Brocart".

Tout cela paraît compliqué et pourtant sous de grandes appellations le principe est fort simple et également utilisé dans d'autres écoles chinoises et okinawaiennes mais sous d'autres formes (Tao Lu de nan chuan, kata sanchin en karaté…).

Il s'agit en fait d'exécuter des mouvements de poussées de mains ou de pieds dans le vide associés à une contraction musculaire intense. Par exemple, vous faites une technique de direct en poussant dans le vide et en contractant comme si vous repoussiez une lourde porte.

Associé à une technique de respiration ventrale spécifique, elle permet de faire travailler le système cardio vasculaire, masse les organes et les intestins, élimine les toxines en stimulant les reins, renforce les muscles, les os et les tendons, apporte de la souplesse tout en gagnant en densité. Peut se pratiquer à tout âge, fait partie des exercices traditionnels dit de « longue vie ».

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